2018 Le Retour du Local, une Valeur Sûre

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2018 Le Retour du Local, une Valeur Sûre

Quatre repères pour inviter à l’action les Entreprenants du Local.

Via des signaux faibles ou forts la tendance s’affirme.

Le numérique conduit au Local de proximité via les applications smartphone

Par ex : mobilité, communautés, objets connectes du quotidien (santé, maison, sécurité, dépendance)…

      • Certes nombre de services du quotidien à disposition via une une gratuité, s’achètent par l’exploitation sans limite de vos données personnelles, en vous suivant à la trace. Au Local d’inventer des écosystèmes numériques de proximité porteurs de valeurs plus respectueuses des usagers et habitants des territoires sans oublier de prendre en compte l’évolution des techniques de communication numérique… par ex l’arrivée de la 5G [1]

Pour répondre à une demande soucieuse de qualité, d’authenticité, de traçabilité

Les produits et services proposés à la mondialisation doivent s’appuyer sur un ancrage territorial de proximité fort tant pour l’implantation des établissements de production que pour l’implication personnelle des dirigeants dans Le Local.

    • La Laiterie Gilbert crée le premier réseau de fromagerie en franchise : « La France, pays aux 365 fromages, manquerait cruellement de fromageries. Christophe Chaperon, DG Laiterie Gilbert, crée le premier réseau de franchise de fromageries en France, pour étoffer un réseau de six boutiques détenues en propre dans les Alpes (Grenoble, Montbonnot, Moirans, Vif, Chambéry), et de cinq en franchise à Nice, Epernay, Jargeau (45). Il existe un marché pour redynamiser les centre-villes sur le créneau des produits premium . Inscrire la marque dans la qualité, pas forcément bio mais toujours authentique. Proposer aux éleveurs de créer des centres de production de fromages et autres produits laitiers. Fabriquer pour nous en créant de petits outils de production de Saint-Marcellin par exemple », et mieux valoriser les produits. »

L’exigence de confidentialité des données personnelles

Peut conduire à revisiter les finalités de l’expérience utilisateur.

    • Vers une expérience client bio ? : « L’expérience client bio, ou équitable, pourrait prendre tout son sens face à la montée en puissance du Big Data (permettant aux entreprises de connaître leurs clients mieux qu’ils ne se connaissent). Mais la relation se perdra au profit de l’analyse… oublié le bénéfice d’une poignée de main, d’un sourire et d’un temps d’écoute gratuit… Le Client finira par cacher ses précieuses data… par exigence de confidentialité. L’intelligence artificielle, la « smart data », peut bien mieux préparer les rendez-vous avec le client, non pour les remplacer. Pour être mises au service de son intimité, non pour la dévoiler. »

Les enjeux financiers

Le Local bien davantage créateur d’une valeur pérenne et ancrée dans des réalités économiques de proximité.

Implantation des entreprises et zones urbaines.

Bonne « pioche » pour valoriser des différences de proximité tout en veillant à un bon équilibre d’ensemble et une employabilité adaptée au potentiel local.

    • Implantation des entreprises en périphérie est une chance pour les territoires : « Une ruralo-industrialisation… sur une commune à 5 km de Saint-Quentin et équivalent pour une autoroute, permettant une contribution foncière de 17% au lieu de 28%… L’occasion de se rapprocher des ses employés qui ne peuvent plus se loger en centre-ville…. Cela évite des délocalisations… renforce certes la concurrence entre territoires… mais ma zone peut se spécialiser dans l’agroalimentaire…. celle de Saint-Quentin sur l’innovation. »
 
Vous avez dit cultures et spécificités du Local.
  • Une invitation à très bien connaître Le Local pour satisfaire le devoir de vigilance.
  • Occupations temporaires ou transitoires de lieux : laboratoire de l’urbain ?
    Popularisées par le réaménagement de l’ex-hôpital Saint-Vincent-de-Paul, les occupations transitoires se multiplient.
    • Après les Grands Voisins à Paris, l’urbanisme temporaire s’installe pour durer : "Depuis 2015, le site de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, dans le 14e de Paris, est devenu un véritable village de 1 000 personnes : laboratoire mêlant animation publique, production artistique, hébergements d’urgence et pépinière de jeunes entreprises et associations. Projet de ouveau quartier (600 logements sur 3,5 hectares) a été amendé en conséquence.
      • Mixité et intensité de l’activité urbaine ont favorisé un écosystème et contribué à populariser, à institutionnaliser l’urbanisme transitoire.
      • Sur le papier, triplé gagnant : le propriétaire évite de laisser son bien à l’abandon, le quartier est revitalisé et des occupants précaires se voient offrir un bail temporaire, certes, mais à bon marché.
      • Mais… l’occupation temporaire repose souvent sur des stagiaires, des bénévoles, des contrats aidés… et les occupants n’ont aucune assurance de pouvoir rejoindre des parcours locatifs classiques ou de pérenniser leur activité…
    • Question : L’urbanisme temporaire conduit-il à une « optimisation foncière ou une fabrique urbaine partagée ? »

Dynamisme accompagné

Par une politique volontariste en appui aux énergies entrepreneuriales d’une génération montante.

    • Le retour à la terre des jeunes Italiens : « Leader en Europe avec 1 entreprise agricole sur 10 dirigée par un jeune (sur les 2 dernières années 35% d’agriculteurs de moins de 35 ans en plus). 57% de ces paysans 2.0 misent sur l’innovation, avec un chiffre d’affaires supérieur de 75% et 2 fois plus d’embauches de salariés que leurs confrères. Appel d’offres pour acheter 8.000 ha de terres cultivables, boisees ou pâturages à destination des moins de 40 ans… L’Hexagone fait travailler 725.000 agriculteurs sur 27,7 millions d’hectares exploités… l’Italie 817.000 pour 12 millions d’hectares. »

Contrer les marques de niche par l’authenticité du Local

Savoir se différencier… Le point de vue de Bris Rocher.

    • Chez Yves Rocher, nous sommes l’anti-Monsanto et l’anti-Amazon : « Le pouvoir des grands groupes de plus en plus soumis à la concurrence des marques de niche… Avec un simple brief, elles ont accès à un panel de fournisseurs capables de fabriquer leurs produits…. Tout le monde ne va pas survivre. Il y a trop de marques, et ce qui est mode se démode…. Plutôt que des acquisitions, nous préférons nous recentrer sur nos valeurs historiques comme la naturalité. Nous voulons privilégier la proximité… Pour les Millennials, en attente d’authenticité… il faut produire du contenu adapté aux mobiles et non aux tablettes…. En restant innovant, on reste tendance… Quand on dirige un groupe familial, l’objectif, ce n’est pas le profit du lendemain, c’est la pérennité de l’entreprise à long terme… Nous devons nous appuyer sur notre histoire et nos valeurs pour nous différencier. Travailler sur des éléments de distinctivité va devenir clef… avec une volonté de promouvoir un commerce humanisé qui crée du lien. »

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Chausse-trapes guettant le Retour du Local

Le Local et les limites de l’innovation Startup - Cliquez ici

Dans leur article : L’innovation startup en ses limites, Hubert Guillaud et Thierry Marcou (responsable du programme Audacities pour la Fing) montre parfaitement que le modèle d’innovation a besoin de diversité. La startup ne peut pas rester le seul modèle valorisé et valorisable.

Cette réalité souligne bien l’importance pour les innovateurs du Local, voulant créer de la disruption, d’inventer des méthodes et modèles économiques, sociaux respectant l’usager et l’associant pleinement au développement du territoire (géographique ou numérique).

Références gestionnaires ou/et Vision d’avenir de la part des acteurs du Local

Qu’ils soient élus, chefs d’entreprises, responsables associatifs, référents cultuels, leaders de la société civile locale, animateurs de communautés professionnelles, territoriales, numériques… nombre sont confrontés aux exigences d’une seule gestion performante et saine : celle des objectifs chiffrés (parfois contractualisés) ! Il en faut, mais trop d’excès nuit au bon équilibre des territoires et des hommes à la présence de services de proximité. B.Stiegler propose de « Penser les lieux et les liens » : « travailler sur la technique et le temps, plutôt partir de la mémoire et du lieu… Pour produire du courage, il faut des lieux encourageants, des communautés encourageantes… Il faut réinvestir les territoires inoccupés et mettre les lieux en réseau. »
Dans la réalité des vécus, il faut nourrir aussi Le Local d’horizons, de visions d’avenir, de sens, de valeurs partagées, d’équilibre et de respect de toutes et tous, de paroles porteuses de la diversité.
Bien plus difficile ! Comme le management, il ne suffit d’avoir lu les livres ou de jargonner sur la terminologie du moment… pour savoir respecter, impulser, aider, animer des collaborateurs ou conduire des projets.

  • Dans notre monde numérique acentré [2], improbable et instable, aux tendances parfois éphémères, il est de leur responsabilité, de leur volonté d’Initier, Impulser, Construire à Plusieurs du Sens Partagée… envers toutes et tous, y compris les plus faibles.
 
Les réseaux sociaux ne sont pas toute la proximité !

Appauvrissant en relations humaines au vécu authentique, les réseaux sociaux peuvent prêter à confusion et parfois font illusion sur ce qu’est le proximité. Aujourd’hui se profile à leur attention un retour de bâton sur la santé et la dépendance (cf ci-dessous)… Il n’empêche, leur usage dans le quotidien doit inviter les acteurs du Local à conforter via une exploitation adaptée ce qui fait le ferment de la proximité.

  • L’addiction aux réseaux sociaux, nouveau fléau de santé publique : « Jean Twenge, professeur en psychologie à l’université de San Diego, étudie les différences de santé mentale entre générations depuis vingt-cinq ans. Les « iGen » (surnom donné à la génération née entre 1995 et 2012) souffre de « la pire crise de santé mentale depuis des décennies ». Le coupable serait le smartphone. Les adolescents « scrolleraient » infiniment sur les réseaux sociaux, se renfermant sur eux-mêmes et souffrant de la comparaison avec leurs pairs qui mettent en scène leur quotidien sur Facebook ou Instagram. Les réseaux sociaux ont un effet sur le cerveau proche de certaines substances addictives, comme la cigarette. Ofir Turel, professeur en systèmes d’information à l’université de Californie, a prouvé que « l’usage excessif de Facebook est associé à des changements dans le circuit de la récompense ». Les réseaux sociaux offrent des « récompenses variables »  : l’utilisateur ne sait jamais combien de likes il va récolter ou sur quelles vidéos il va tomber. « C’est comme si on plaçait des gourmandises différentes chaque jour dans votre frigo : vous auriez beaucoup de mal à résister à l’envie de l’ouvrir », explique-t-il. D’autres chercheurs pointent l’influence négative des smartphones sur les capacités cognitives : une récente étude de l’université de Chicago montre que leur simple présence diminue la faculté à mémoriser, raisonner et résoudre de nouveaux problèmes. »

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Agir sans tarder pour conquérir les marchés du Local.

S’inspirer de la posture du Lean Startup en l’adaptant aux contextes du Local deProcimité.

« approche du démarrage d’une activité économique et du lancement d’un produit, par vérification de la validité des concepts, l’expérimentation scientifique et le design itératif. Réduire les cycles de commercialisation des produits, à mesurer régulièrement les progrès réalisés, et à obtenir des retours de la part des utilisateurs. Concevoir des produits et services qui satisfont au mieux la demande de leurs consommateurs, avec un investissement initial minimal. »
Ceux qui connaissent bien le Local savent parfaitement ce qui peut être en phase avec le marché de la proximité (habitants et usagers).

 
Renforcer la présence d’opérateurs Locaux de Proximité en visant l’information pédagogique du citoyen et des entreprises sur le fonctionnement, les enjeux et les pratiques de l’internet ; avec une diversité de services locaux, à taille humaine et offre ciblée et personnalisée !

 
S’engager et s’impliquer dans le quotidien et valoriser l’écosystème du Local

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Voir en ligne : Le Local et la Proximité : Territoire géophysique ou / et Territoire numérique ?

le 26 décembre 2017 par Jacques Chatignoux Opérateur
modifie le 10 septembre 2018

Notes

[1] Cf La 5G, une révolution sous conditions « Evolution dans la lignée de la 4G et de la 4G+, avec un certain nombre de performances (vitesse, débit, la latence, capacité à absorber du trafic)… devrait permettre d’atteindre entre 20 et 60 mégabit/sec. Pour le consommateur final, baisse de coût. Déploiement de la 5G à grande échelle en 2019-2020 »

[2] Cf ce qu’est un réseau, un monde acendré : Le Local enjeu et horizon pour la création de valeur et la citoyenneté - note 2.